Alcool au volant : quelles sanctions pour le conducteur et son permis ?

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Alcool au volant : quelles sanctions pour le conducteur et son permis ?

Un contrôle positif à l’alcool peut avoir des conséquences importantes sur le permis de conduire : amende, retrait de points, immobilisation du véhicule, rétention du permis, suspension administrative ou judiciaire, voire annulation du permis dans certaines situations.

Les conséquences dépendent notamment du taux d’alcool relevé, du statut du conducteur et des circonstances du contrôle.

Il est donc essentiel de distinguer la conduite avec un taux d’alcool compris entre 0,5 et 0,8 g/l de sang, qui constitue une contravention pour la plupart des conducteurs, de la conduite avec un taux égal ou supérieur à 0,8 g/l, qui constitue un délit.

Quel est le taux d’alcool autorisé au volant ?

Pour la plupart des conducteurs, il est interdit de conduire avec une concentration d’alcool dans le sang égale ou supérieure à 0,5 g/l, soit 0,25 mg/l d’air expiré.

Le seuil est abaissé à 0,2 g/l de sang, soit 0,10 mg/l d’air expiré, notamment pour les conducteurs titulaires d’un permis probatoire et les conducteurs en apprentissage.

Il faut donc être particulièrement vigilant lorsque l’on est jeune conducteur ou titulaire d’un permis probatoire.

Alcool au volant : quelles sanctions selon le taux ?

Les sanctions ne sont pas les mêmes selon le taux d’alcool constaté.

Entre 0,5 et moins de 0,8 g/l : une contravention

Pour un conducteur soumis au seuil de 0,5 g/l, un taux compris entre 0,5 et moins de 0,8 g/l constitue une contravention.

Cette infraction entraîne notamment :

  • une amende forfaitaire de 135 € dans le cas général ;
  • le retrait de 6 points sur le permis ;
  • une possible immobilisation du véhicule ;
  • et, selon les circonstances, une suspension du permis pouvant aller jusqu’à trois ans.

La perte de 6 points peut être particulièrement importante lorsque le conducteur dispose déjà d’un faible solde.

À partir de 0,8 g/l : un délit

Lorsque le taux d’alcool atteint 0,8 g/l de sang, soit 0,40 mg/l d’air expiré, l’infraction devient un délit.

Depuis le 20 août 2026, la conduite sous l’empire d’un état alcoolique à ce niveau est punie jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 9 000 € d’amende.

Le conducteur encourt également des sanctions importantes concernant son permis de conduire.

Combien de points sont retirés pour alcool au volant ?

La conduite avec un taux d’alcool supérieur au seuil légal entraîne un retrait de 6 points.

Cette perte de points concerne aussi bien la contravention pour alcoolémie comprise entre 0,5 et 0,8 g/l que le délit d’alcoolémie à partir de 0,8 g/l.

Pour certains conducteurs, notamment ceux dont le permis comporte déjà peu de points, cette sanction peut avoir des conséquences majeures.

Alcool au volant et permis probatoire

Pour un conducteur en période probatoire, le retrait de 6 points peut être particulièrement problématique.

Lorsque le capital de points devient nul, le permis peut être invalidé.

C’est pourquoi un jeune conducteur contrôlé positif à l’alcool doit être particulièrement attentif aux conséquences de l’infraction sur son permis.

Alcool au volant : peut-on perdre son permis immédiatement ?

Un contrôle positif ne signifie pas nécessairement que le permis est définitivement perdu.

En revanche, les autorités peuvent prendre rapidement des mesures concernant le droit de conduire.

Selon le taux d’alcool et les circonstances du contrôle, le permis peut notamment faire l’objet d’une rétention, puis d’une suspension administrative.

Cette procédure administrative est distincte de la procédure pénale susceptible d’être engagée ensuite.

Il est donc possible d’être privé temporairement de son permis avant même d’avoir été jugé.

Quelle différence entre rétention et suspension du permis ?

Ces deux mesures sont souvent confondues.

La rétention du permis

La rétention intervient dans les conditions prévues par le Code de la route et permet aux forces de l’ordre de conserver temporairement le permis à la suite du contrôle.

Elle intervient notamment dans certaines situations d’alcoolémie délictuelle.

La suspension administrative

La suspension administrative est une décision prise par le préfet.

Elle peut intervenir rapidement après les faits et prive temporairement le conducteur du droit de conduire.

Elle ne doit pas être confondue avec la suspension qui peut ensuite être prononcée par le juge pénal.

Le fait d’avoir déjà exécuté une suspension administrative ne signifie donc pas que la procédure pénale est terminée.

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Suspension du permis pour alcool : combien de temps ?

La durée de la suspension dépend notamment de la nature de l’infraction et de la procédure concernée.

Pour l’alcoolémie contraventionnelle, une suspension peut notamment être prononcée jusqu’à trois ans dans les conditions prévues par le Code de la route.

Pour le délit d’alcool au volant, le conducteur encourt notamment une suspension du permis pouvant aller jusqu’à cinq ans. Cette suspension ne peut pas être limitée à la conduite professionnelle.

La durée finalement prononcée dépend toutefois de la situation et des circonstances du dossier.

Alcool au volant : quelles sanctions pénales ?

À partir de 0,8 g/l, le conducteur s’expose à une procédure pénale.

En plus de l’amende et de la peine d’emprisonnement encourues, différentes peines complémentaires peuvent être prononcées.

Il peut notamment s’agir :

  • d’une suspension du permis ;
  • d’une annulation du permis ;
  • d’une interdiction de solliciter un nouveau permis pendant une certaine durée ;
  • d’une obligation ou interdiction relative à l’utilisation d’un véhicule équipé d’un éthylotest antidémarrage ;
  • de différentes autres peines prévues par le Code de la route.

La sanction prononcée par le tribunal doit être appréciée au regard de l’ensemble du dossier.

Peut-on contester une alcoolémie positive ?

Oui, dans certaines situations.

La possibilité d’une contestation dépend notamment de la manière dont le contrôle a été effectué et des éléments du dossier.

Il convient notamment de vérifier :

  • les circonstances du contrôle ;
  • le résultat du dépistage ;
  • le mode de mesure de l’alcoolémie ;
  • les opérations de vérification ;
  • les documents établis lors du contrôle ;
  • les éventuelles irrégularités de procédure ;
  • les décisions administratives prises à la suite du contrôle ;
  • et, le cas échéant, les conditions dans lesquelles les poursuites pénales sont engagées.

Une contestation sérieuse ne consiste donc pas simplement à affirmer que « le taux d’alcool était faux ».

La régularité de la procédure et les éléments techniques du dossier doivent être examinés précisément.

Éthylotest positif : est-ce suffisant pour être condamné ?

Il faut distinguer le dépistage et la mesure permettant d’établir juridiquement l’état alcoolique.

L’éthylotest est notamment utilisé dans le cadre du dépistage de l’imprégnation alcoolique.

Les opérations permettant d’établir la preuve de l’état alcoolique sont soumises à des règles spécifiques.

Lorsqu’un conducteur souhaite contester les suites d’un contrôle, l’analyse des opérations réalisées et des documents de procédure peut donc être déterminante.

Peut-on contester une suspension administrative pour alcool ?

Une suspension administrative du permis peut, dans certaines situations, faire l’objet d’un recours.

L’intérêt d’un recours dépend notamment :

  • de la décision prise par le préfet ;
  • de sa motivation ;
  • de la procédure suivie ;
  • des délais ;
  • des circonstances du contrôle ;
  • et de la situation personnelle du conducteur.

Lorsque le permis est indispensable à l’activité professionnelle, l’enjeu peut être particulièrement important.

Il est donc préférable de ne pas attendre l’issue de toute la procédure pénale pour s’interroger sur les moyens d’action contre une décision administrative.

Alcool au volant : que faire après un contrôle positif ?

Si vous venez d’être contrôlé positif à l’alcool, plusieurs réflexes sont importants.

1. Conservez tous les documents

Gardez les documents remis lors du contrôle, notamment ceux concernant le dépistage, la mesure de l’alcoolémie et, le cas échéant, la rétention du permis.

2. Notez les dates

La date du contrôle, celle de la notification des décisions et les éventuelles dates de convocation sont importantes.

3. Vérifiez votre solde de points

Un retrait de 6 points peut avoir des conséquences importantes sur votre permis.

4. Ne confondez pas suspension administrative et sanction pénale

Une suspension décidée par le préfet n’empêche pas nécessairement une procédure pénale ultérieure.

5. Faites examiner votre situation rapidement

Lorsque le permis est indispensable pour travailler ou lorsque le solde de points est faible, l’analyse du dossier peut être particulièrement importante.

Quand consulter un avocat après un contrôle d’alcoolémie ?

Un avocat en droit routier peut notamment vous accompagner lorsque :

  • votre permis vient d’être retenu ;
  • vous avez reçu une décision de suspension ;
  • votre taux d’alcoolémie est égal ou supérieur à 0,8 g/l ;
  • vous êtes titulaire d’un permis probatoire ;
  • votre solde de points est faible ;
  • votre permis est indispensable à votre activité professionnelle ;
  • vous êtes convoqué devant le tribunal ;
  • vous souhaitez contester la procédure ou les résultats du contrôle.

L’objectif n’est pas de contester systématiquement une alcoolémie.

Il s’agit d’abord de vérifier la procédure, d’identifier les éventuelles irrégularités et d’évaluer les conséquences possibles sur votre permis.

Alcool au volant à Nîmes et dans le Gard : comment être accompagné ?

Vous avez été contrôlé positif à l’alcool à Nîmes ou dans le Gard et vous vous interrogez sur les conséquences pour votre permis ?

J’interviens en droit routier à Nîmes, notamment en matière d’alcool au volant, de suspension du permis, de retrait de points et de contestation des procédures.

Chaque dossier étant différent, l’analyse de votre situation permet de déterminer les démarches qui peuvent être envisagées.

Si votre permis est indispensable à votre vie professionnelle ou personnelle, n’attendez pas nécessairement votre convocation devant le tribunal pour faire examiner votre dossier.

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